dimanche 24 septembre 2006

Dimanche 24 septembre : Que l'eusses-tu cru ?

Quand j’entends le mot ''culture'', je sors mon revolver a écrit jadis un triste sire.
Mais pour notre groupe qui se rend au RDV d'automne en suivant son guide -conférencier, c'est tout le contraire et c'est fasciné par les explications enthousiastes et les commentaires passionnés de l'organisateur que nous partons d'un pas expert vers l'étang de Coupe Gorge.

On découvre, on prend le temps de s'arrêter aux points remarquables et Philippe explique la région à son groupe averti, répondant avec bonne humeur à toutes les questions, même les plus saugrenues. Mais écoutons plutôt Philippe...

On s'arrête tout d'abord pour observer l'étang du Perray, sa faune et sa flore. De la même famille que les cigognes, les hérons cendrés qui présente un plumage à dominante grise se caractérisent par un long cou, un bec long et pointu et de hautes pattes.

Un participant remarque alors un oiseau blanc :
une mouette rieuse, nous affirme sans sourciller
notre guide...

L'étang du Perray ne se trouve pas innocemment sur notre chemin : il répond au problème d'alimentation en eau du Château de Versailles. En effet, après avoir démontré qu'il n'était pas possible de capter les eaux de la Loire et de les faire venir à Versailles, comme l'avait demandé Colbert, l'Abbé Picard explore la région entre Trappes et Rambouillet et remarque de nombreuses mares et petits étangs; il pense qu'il serait possible d'exploiter ces eaux en les drainant. Vauban est chargé d'établir les plans et les ouvrages.

Ainsi Louis XIV fera creuser un étang de 10ha au Perray alimenté par un système de rigoles. Cela permettra d'assainir le territoire de la commune et par contre coup le développement du village.
Louis XIV ordonna même de détourner l'Eure, mais son projet avorta à cause de la guerre.

On peut encore voir ces étangs et ouvrages, dont 20 kilomètres d'aqueducs souterrain, et les rigoles aux noms désuets. Entre l'étang de la Tour et l'étang de Saint-Quentin, c'est 200 kilomètres de conduites, de fosses ou de rigoles, toujours en parfait état que l'on peut observer.

Toujours l'oeil aux aguets, l'on rencontra ensuite une flore de saison dont des champignons et le Phalus impudicus (qui n'est pas comestible mais pas non plus vénéneux). Son autre nom est le Satyre puant. Le conférencier nous rassura d'emblée : toute ressemblance avec des personnages existants serait fortuite.

On croisa bien entendu quelques chasseurs embusqués qui attendaient le sanglier, on traversa des bois et nous voilà soudain au lieu de rendez-vous.

Toujours prévenant, Philippe nous fait savourer un de ses gateaux de grande renommée, qu'il distribue fort généreusement à tous les convives.

Après les présentations d'usage en tout RDV d'automne,nous voilà repartis, toujours curieux et les sens en éveil vers la gare de Gazeran.
Une randonne passionnante, et de grande qualité!

Professionnel [En parlant du comportement d'une pers.] Qui relève de la personne de métier, de la compétence, de l’habitude à exercer un métier.

vendredi 22 septembre 2006

Nuit du 22 au 23 septembre 2006, Nuit du Brame

Pour la 25ème édition, l’optimisme était de rigueur à la « Nuit du Brame ».



11 noctambules, dont l’un qui démarrait une carrière cafiste, une météo définitivement clémente,
et le retour de Jfred, cependant navré de ne pas voir Maman

La nuit cependant était des plus noires, d’autant que le divin PMG, pourtant annoncé, n’illuminait pas la forêt de son charisme. La Couac, en bonne poule, était partie se coucher.

Rapidement, les cerfs en folie se mettaient à hululer à notre passage. Les hardes nous entouraient.

Alors que nous étions arrêtés en bordure de clairière, à l’affût des bêtes, un immonde 4x4, tous phares déployés, jaillit, faillit nous écrabouiller tels des limaces, et fit fuir les cerfs jusqu’à Senlis (au moins)...

La pause « cerfs » ayant été écourtée, nous repartîmes jusqu’à ce que le chef décide de la grande Mégapause de la nuit.

Incroyable, c’était l’anniversaire de Jean Luc : ça s’arrose... même si en fait on avait oublié les bougies.

Finalement, le chef décida qu’il faisait froid, et qu’il était donc opportun d’allumer un petit feu...

Enfin, un grand feu....

Et même un très, très, grand, beau feu....

Après 2 heures et demie de sieste, nous sommes repartis à la recherche des cerfs. Hélas, après l’attaque du 4x4, des hordes d’adversaires impitoyables se ruèrent à l’assaut des malheureux cervidés effarouchés et leur firent barrage.

Des crapauds,

Des crapauds,

Et encore des crapauds....

Une bien belle nuit du brame du crapaud.....

Photos de Sri Didier Maharishi et Miss Bolivia

dimanche 17 septembre 2006

Que la vallée est belle 17 septembre

La brume se lève doucement en cette journée du Patrimoine et un départ du dessous du parvis de la Défense s’impose : avant goût de la modernité qui menace de s’inviter bien brutalement en zone rurale protégée, thème de notre sortie aujourd’hui.
Nous sommes incidemment au lendemain de la journée d’action nationale des Opposants aux Autoroutes, en tout début d’une Semaine de la Mobilité destinée à promouvoir les modes de transport les moins polluants.

Dès la gare d'arrivée, les stigmates d’un débat public passionné (clos depuis l’été) sont encore bien visibles et signalent au visiteur l'âpreté des arguments respectifs .

Un petit groupe, notre randonnée opte d’emblée pour une exploration agricole en bordure de la ville avec passage en lisière des maïs qui nous mettent soudain nez à nez avec une biche bien endormie : encore tout le charme du PNR!

Le Parc Naturel Régional de la Haute Vallée de Chevreuse est le plus petit des 44 parcs naturels régionaux français et il est né en 1985 après de nombreuses années d'une lutte emportée haut la main par une quinzaine de communes jouant au villages gaulois.
Situé aux portes de la ville nouvelle de Saint Quentin en Yvelines, le Parc résiste depuis trente ans au prolongement de l'A12 d’une quinzaine de kilomètres ; A12 qui relie Rocquencourt à Bois d’Arcy (8,5 kms) depuis 1950.
Imposer une autoroute dans le Parc Naturel en amputerait plusieurs communes qui seraient ainsi rattachés à la communauté d’agglomération de la Ville Nouvelle, ce qu'elles ont toujours refusé, ce qui entraînerait un développement inéluctable de l’urbanisation et des zones d’activité de toute nature.

Plusieurs des tracés possibles imposent un enjambement du Vallon du Pommeret par un viaduc à plusieurs voies; or ce lieu fait partie du site classé de la haute vallée de Chevreuse et son déclassement constituerait un dangereux précédent à l’échelle nationale. Le site est protégé depuis le premier schéma directeur de la région Ile de France en 1965 et le fond du vallon est classé Zone naturelle d’intérêt écologique avec son corridor écologique Est Ouest.

Pour saisir toute la dimension de ce gachis, nous effectuerons ainsi un quadrillage de la zone menacée, jusqu’aux Essarts le Roi, pour ensuite longer les Vaux de Cernay, et remonter sur Port Royal des Champs (Journée du Patrimoine) via Le Mesnil Saint Denis .

Un long moment, j'en ai la chique coupée...

Il reste à espérer que l’augmentation prévisible du coût des carburants accentue la baisse de la circulation en France (-1.4% en 2005).

Arrivés à Saint Rémy les Chevreuse, après une journée bien remplie, il ne nous reste plus qu‘à espérer que le bon sens l’emportera, car ce sont les générations futures qui subiront pendant très longtemps les conséquences d’un mauvais choix!

Le ciel d'été
Remplit nos cœur de sa lucidité
Chasse les aigreurs et les acidités
Qui font l'malheur des grandes cités
Tout excitées
On chante, on fête
Les oliviers sont bleus ma p'tite Lisette
L'amour joyeux est là qui fait risette
On est heureux Nationale 7(C.Trenet)

Tout excitées
L'amour joyeux
On est heureux

dimanche 10 septembre 2006

10 septembre 2006, ATTENTION AU BRUSHING !

Château-Thierry / La-Ferté-sous-Jouarre.

Sept héroïques cafistes, Claire, Xavier, Patrice, Philippe, Eric, Jean-Luc et Adrien, se sont joints à MOI, Votre Sri Adoré, Soleil de Dornecy (58) pour ce grand défi de 42 km et 600 m de dénivelé sur les hauteurs de la Marne en SP +.

Mais qu’est-ce que le SP + ?

Ce n’est pas encore du SP ++, mais ça n’est plus non plus du SP, et encore moins du SO + ; c’est donc du SP +, tout simplement........

Durant le voyage, pendant que Claire explique à Jean Luc tous les secrets d’un brushing réussi, les autres athlètes se concentrent en prévision de l’effort à venir.

La matinée se déroule allègrement par de beaux vallons champenois couverts de vignes aux grappes prometteuses.

10h30, l’heure du Mac Brunch, c’est l’occasion de déguster 3 bouteilles d’excellents crus (*), à 6, Claire et Philippe pour leur part préférant nettement la verveine du Grand Migol (**).

Xavier profite de cette pause pour parfaire sa base de fond de teint, et Jean Luc de son côté pour ajuster son magnifique bob façon « commando » de chez Jean Paul Gaultier ; car toumanière, on peut faire du SP + et rester coquet.

Adrien franchit un gué avec l’agilité d’un bouquetin.

Traversée d’un terrible désert en tout-terrain sous un cagnard digne de l’exploit réalisé par Monsieur V. Nal, Comte du Haut-Forez et Seigneur de Saint-Etienne (42) lors de son ascension du redoutable Mont-Pagnotte en estivale par la face Sud.

Belle ferme fortifiée, férocement défendue par un gros matou.

Le petit pas coursé typique du SP +.

De coteaux de vignes juteuses en coteaux de vignes juteuses, nous arrivons à Nogent-L’Artaud.

13h30. Pause déjeuner dans les vignobles, les fruits après fermentation feront peut-être partie de nos prochaines victimes.

Ce repos mérité nous permet aussi de déguster 4 bonnes bouteilles (*) à 6, Claire et Philippe restant fidèles à la verveine du Grand Migol (**).

L’après midi, la chaleur se faisant de plus en plus pesante, nos gourdes et nos bouteilles vidées, nous dûmes faire un petit détour dans un village afin de nous ravitailler en H2O.

En gare de la Ferté-sous-Jouarre, nos héros du jour tous encore très frais après cet exploit se détendent quelque peu avant l’arrivée du train du retour.

Et le brushing ?

Claire à 9h

Claire à 18h45

Au vu de ces 2 clichés photographiques et après vérification faite par Maitre Jaunâtre huissier de justice à La Ferté-sous-Jouarre, nous pouvons constater à l’évidence que le brushing de Claire n’a absolument pas souffert du SP +.

A bientôt mes amis pour de nouvelles aventures sur Randolog.

Texte et photos de Sri Didier Maharishi, MOI le Soleil Adoré de Dornecy (58).

Mise en page de Maitena Saralegui.

(*) l’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.
(**) l’abus de verveine est bon pour la santé, à consommer sans modération.

dimanche 3 septembre 2006

Dimanche 3 septembre : Rando Couac

J'ai eu la chance de passer ce dernier dimanche au fond des bois avec Mr Adrien qui, très gentil, a commencé par offrir des artichauts aux filles présentes :cela fait joli dans le salon sur la table de séjour et ainsi toute la semaine, on entend Couac, Couac, en passant devant le vase.

De gentils participants lui firent un cadeau : d'aucuns dirent que c'était des préservatifs au goût de poulet mais il n'a pas déballé le contenu devant la foule présente.

Prévoyant, Mr Adrien dépose son bâton et sa carte dans la direction future au cas où des méchants l'empoisonneraient et ne lui fassent perdre le sens de l'orientation avec quelque breuvage ensorcelé.

Vous remarquerez d'ailleurs qu'il porte un Gri-Gri autour du cou pour se prémunir.

Pendant ce temps, le grand timonnier Dom, son fidèle lieutenant, ramassait toutes sortes de champignons, et nous assurait que ceux-ci était comestibles, il nous en donna même à la fin de la journée.

Puis Mr Adrien nous fit faire le tour de sa belle propriété, et de son étang préféré : La Mare à Piats ou l'étang aux nénuphars.

Là, il organisa même un jeu qui consistait à changer les vilains en grenouilles puis à leur faire des grimaces au travers de l'eau. Bien sûr le sortilège cessait à minuit.

Est-ce que Super Milou fume la moquette ? Non pas du tout, d'ailleurs il va arroser les artichauts et nourrir les grenouilles et aussi s'occuper sérieusement du chat qui n'arrête pas de s'amuser avec la souris.