Gare du Nord, 22h passées, un spécimen rare de hibou des villes, Otus parisianis, une espèce menacée classée en annexe I de la Convention de Washington, surveille le rassemblement des chouettes pongidés en partance pour une cérémonie nocturne.

Dehors, les Bisontins, Brésiliens, et Napolitains fêtent déjà Carnaval.

Dans le train, le Chef nous rassure en expliquant que cette nuit, il n’aura pas seulement 4 yeux mais carrément 6... Dans ces conditions, impossible de se perdre malgré la pluie ; pourtant, celle-ci effraie tant les piles de la frontale du divin PMG qu’elles tentent une évasion, vite contrée par Nadia.

Les conditions météos sont extrêmes. La neige s’abat sur sur les marcheurs frigorifiés. Des extra-terrestres surgissent de nulle part, effrayants avec leur 3ème œil clignotant au milieu du front et prêt à vous transpercer le cerveau.

Une oasis de sapins accueille les chouettes pongidés et leur permet de reprendre des forces.

Enfin, en bordure de clairière, le chef d’expédition décide de la grande pause. Des troncs d’arbres ont gentiment été coupés par les indigènes et disposés de part et d’autre du chemin pour nous servir de sièges.



Le chef creuse et déterre un braséro qu’il avait préalablement enfoui en prévision des frimas.

Nadia, enchantée, lui offre des saucisses et tous apprécient le gâteau miel-noix by PMG (une recette de Claudine).

Le braséro est ravi de pouvoir reprendre ses considérations philosophiques avec Justice Mont d’Or. Il est d’humeur bavarde et nous tiendra en haleine pendant 2 heures et demie. Rapidement d’ailleurs, la pluie jettera l’éponge et repartira seule à Paris au carnaval.

C’est alors qu’ELLES font leur apparition. Effectivement, le chef nous apprend que les chouettes sont des êtres humains normaux qui n’aiment pas trop se faire mouiller les plumes. Certains engagent alors des conversations palpitantes et les chouettes, d’humeur coquine, nous accompagneront dès lors jusqu’à « Pont ».

Un dernier petit au revoir à nos nouvelles amies, et la troupe partira affronter les rues redoutables de Pont Saint Maxence, où fut égorgé le malheureux Père Guéguen.

Chut...

BOUH !



Et à l’année prochaine

Et un grand merci personnel à Mademoiselle Agnès

Miss Bolivia