Notre enquête exclusive.
Des documents qui accusent.

Comment une randonnée a-t-elle pu déraper à ce point ? Comment de paisibles cafistes ont-ils pu se trouver entraînés dans une telle « galère » ? Qui « couvre » ces regrettables errements ? Et s’agit-il seulement d’errements ou d’une entreprise préméditée ? Randolog n’hésite pas à poser ces questions. Au risque de mettre en cause certains personnages qui se croyaient hors d’atteinte.

Drames en série

La randonnée 06-RW38 paraissait devoir se dérouler sous les meilleurs auspices.
- Une région magnifique, aux confins du Comminges et du Couserans.
- Une population locale accueillante : les éleveurs locaux avaient même organisé une sympathique fête folklorique, avec feu de joie (alimenté par les archives de la commune d’Arbas), défilé de 4x4 et matchs de lutte, menés selon des règles ancestrales, contre les partisans des ours.
- Des participants, enfin, en pleine communion avec le milieu naturel, comme le prouve leur étagement spontané sur la pente lors d’une pause, étagement d’une harmonie quasi musicale digne des plus beaux villages de montagne

C’était compter sans une bien étrange « organisation ».

Samedi 29 avril : le « responsable » (sic) de la sortie décide d’emblée, selon ses propres termes, de « sous-traiter l’orientation aux participants dans un esprit de partenariat à long terme, tout en contrôlant la qualité de la prestation fournie avec pour objectif constant de satisfaire pleinement l’utilisateur final ». Investies bien malgré elles d’une responsabilité écrasante, des participantes s’efforcent courageusement de faire face en faisant preuve d’un esprit d’entraide cafiste admirable , mais, à 11h32, elles finissent par succomber à cette charge mentale excessive : leurs attitudes trahissent un repli sur soi caractéristique de l’extrême épuisement psychique

Dimanche 30 avril : lors de la pause du déjeuner, le « responsable » (sic) de la sortie abandonne son groupe pour « aller voir le panorama en haut du machin, là ».

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document-qui-accuse n°6Et, à 12h48, c’est le drame, malheureusement bien prévisible :

un skieur de montagne s’introduit au milieu du groupe des randonneurs . Les conséquences seront dramatiques . Les personnes émues par cette vision insoutenable peuvent adresser leur chèque à :
Commission de la randonnée
Club Alpin Français d’Ile-de-France
5 rue Campagne Première
75014 Paris.

Lundi 1er mai : malgré une météo annonçant un soleil estival et une forte élévation de température, le « responsable » (sic) de la sortie n’hésite pas à engager son groupe sur une crête. Et c’est, presque inévitablement, le drame le plus tragique dont nous ayons eu connaissance. Une innocente participante voit son brushing soumis à l’effet terrifiant des brises thermiques. Les personnes émues par cette vision insoutenable peuvent adresser leur chèque à :
Commission de la randonnée
Club Alpin Français d’Ile-de-France
5 rue Campagne Première
75014 Paris.

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Qui sont les vrais coupables ?

Le « responsable » (sic) de la sortie est-il seul en cause ? Une telle succession de dysfonctionnements peut-elle s’expliquer par sa seule négligence ou sa seule incompétence ou même par les deux à la fois ? Tout porte à croire que l’affaire est encore beaucoup plus grave qu’il n’y paraît.

Tous les détails à ce jour ne sont pas connus. Les participants, choqués, se refusent à tout commentaire. Ils ont dû, le soir du lundi tragique, recevoir quelque réconfort à l’Auberge d’Audressein, transformée pour la circonstance en hôpital de campagne , où on leur a prodigué les soins nécessités par leur état . Les personnes émues par cette vision insoutenable peuvent adresser leur chèque à :
Commission de la randonnée
Club Alpin Français d’Ile-de-France
5 rue Campagne Première
75014 Paris.



A l’issue d’une enquête approfondie dans les bars de la région, il nous est toutefois possible de poser quelques questions.

Le « responsable » (sic) de la sortie n’a-t-il pas pris des risques démesurés délibérément et sur ordre ?

Comment se fait-il qu’il ait maintenu sa randonnée alors que le PSG, club de son cœur, affrontait l’ennemi héréditaire marseillais ?

Comment expliquer qu’à l’issue des faits dramatiques que nous venons de rapporter, il se soit senti assez sûr de lui pour donner complaisamment une interview au micro d’une radio locale ?


Est-ce par pure coïncidence que le président de la commission de randonnée se trouvait sur les lieux au moment de ces tragiques événements, alors que la région est pourtant peu fréquentée ?

Le drame tragique du dimanche n’a-t-il rien à voir avec le fait que ce dernier avait la semaine précédente rencontré un responsable bien connu des sports de neige au cours d’une réunion prétendument consacrée à la formation ?

La dramatique tragédie du lundi n’a-t-elle pas son origine dans une autre mystérieuse rencontre ? Il est rapporté, de source généralement considérée comme digne de foi, que l’actuel président de la rando a, au début du mois d’août 2005, longuement discuté avec un des responsables de la station météorologique de Saint-Girons, discussion qui s’est poursuivie par un repas pris en commun. Ceci s’est déroulé au refuge de l’Etang d’Araing, à quelques kilomètres des lieux du drame du 1er mai. Simple coïncidence ? Ou décision délibérée de procéder à des tests de brushing en conditions extrêmes ?


Et Dieu dans tout ça ?

Nous ne disposons pas, en l’état actuel de notre enquête, d’éléments permettant d’incriminer des responsables beaucoup plus haut placés du Caf-Idf, bien qu’on ne puisse que noter le silence surprenant de Paris-Cham sur toute cette affaire.

Mais la chaîne des responsabilités pourrait remonter plus haut encore, beaucoup plus haut.

Les Pyrénées ariégeoises, si elles bénéficient d’automnes doux et ensoleillées, connaissent généralement des printemps chagrins et mouillés. Or la randonnée 06-RW38 n’a pas pris la pluie et s’est même déroulée pour l’essentiel sous le soleil, dans le grand beau temps. Un temps trop beau pour être tout à fait naturel…

Vous n’êtes pas seul(e) à penser : « miracle ».



L.P.E. pour Randolog

Photos : Anne-Garance, Claudine, Jean-Marc et Michel