Alpes sans frontières : 01-RE17

Tarentaise, Haute Maurienne, Piémont

12 au 18 août 2001

avec Michel GOLLAC

Splendeur des glaciers de la Vanoise, sauvagerie des vallons de Haute Maurienne, découverte du versant piémontais, horizons infinis des " 3000 " : les Alpes à vos pieds.

Premier des grands parcs nationaux français, le Parc National de la Vanoise protège intégralement les sites, la flore et la faune d’un des plus beaux massifs alpins. Sillonnée de passages faciles entre des glaciers impressionnants, la Vanoise est aussi un des massifs les plus appréciés des randonneurs. Nous la traverserons, de Tarentaise en Maurienne, à travers des paysages préservés où nous aurons peut-être la chance de voir chamois et bouquetins (et à coup sûr de nombreuses marmottes !).

Au sud de la Maurienne le massif d’Ambin, peu fréquenté, vierge de tout aménagement touristique, est particulièrement sauvage. Nous découvrirons ses profondes vallées glaciaires, ses lacs et ses cols d’altitude.

Franchir la crête des Alpes est toujours un grand moment. La découverte du versant piémontais est ici particulièrement impressionnante. Aux pieds des sommets enneigés, Suse n’est qu’à 500 m d’altitude et la plaine du Pô est visible !

Nous retournerons en Haute Maurienne pour achever notre randonnée sur une note conviviale et gastronomique à Bonneval, un des plus beaux villages de France.

PROGRAMME

Dimanche 12 : au long des glaciers. Rendez-vous à 7 h 30 en gare de Moutiers-Tarentaise. Départ en taxi pour Méribel. Nous sommes ici au cœur de la montagne " aménagée " mais nous pénétrons immédiatement dans la réserve naturelle de Tuéda, puis dans le Parc National de la Vanoise. Nous longeons le glacier de Gébroulaz, long de plus de 4 km, pour gagner le col du Soufre (2819 m). Puis nous descendrons au lac Blanc et au refuge de Péclet-Polset.

Lundi 13 : premier 3000 ! Par le classique col d’Aussois (2916 m), nous passons de Tarentaise en Maurienne. L’ascension (facultative) de la Pointe de l’Observatoire (3015 m) nous donnera l’occasion de franchir la limite des 3000, mais surtout d’admirer un panorama allant du Mont Blanc aux Ecrins. Le refuge de Fond d’Aussois est situé dans un cirque d’origine glaciaire, en balcon face aux sommets franco-italiens.

Mardi 14 : Maurienne, terre des hommes. Le franchissement de la vallée de l’Arc nous donnera l’occasion de découvrir une part du riche patrimoine de la Maurienne. Par les lacs de Plan d’Amont et Plan d’Aval, artificiels mais parfaitement intégrés dans le paysage, nous descendrons à Aussois. Station de sports d’hiver de taille raisonnable, Aussois conserve une église au décor baroque. Un extraordinaire escalier de forts construits par les Sardes pour se défendre d’une invasion française nous amènera au Pont du Diable. Quant au refuge de Bramanette, le charme de son cadre rivalise avec celui de sa pâtisserie.

Mercredi 15 : une journée, deux cols, trois vallées. Le vallon de Bramanette devient vite sauvage et le col de Bramanette (2855 m) débouche sur l’univers austère du vallon d’Etache. Nous traverserons celui-ci en balcon, toujours à plus de 2500 m d’altitude, au pied de la Rognosa, superbe sommet de quartzite. Le passage de la Coche (2968 m) nous fera passer dans le vallon d’Ambin, non moins sauvage que celui d’Ambin. Nous y découvrirons le Lac Noir dans l’eau duquel se reflètent les neiges des glaciers voisins. Nuit au refuge d’Ambin.

Jeudi 16 : sur les traces d’Hannibal. La montée au col de l’Agnel (3091 m) est pénible mais la découverte du versant italien est éblouissante par beau temps. Nous dominons le glacier de l’Agnel mais (enfin une conséquence heureuse du réchauffement !) le recul glaciaire nous permet de descendre par les moraines au refuge Vaccarone. Un itinéraire suspendu nous conduit dans la bucolique vallée de la Clarea puis nous remontons au col de Savine (2477 m). C’est ici, dit-on, qu’Hannibal, franchissant les Alpes, montra à ses soldats la plaine du Pô, future récompense de leur expédition. Nous préfèrerons gagner le lac de Savine puis les lacs Perrin et le refuge du Petit-Mont-Cenis.

Vendredi 17 : le jour le plus haut. Départ matinal pour gravir le Signal du Petit-Mont-Cenis (3162 m), point culminant de la randonnée. Sommet isolé, à cheval entre le versant du Pô et celui du Rhône, c’est un remarquable belvédère sur la Haute Maurienne et la Val Susine. Nous y verrons toute notre randonnée d’un seul coup d’œil. Nous descendrons selon les conditions soit par le chemin de montée soit directement sur le col du Mont Cenis. En balcon au dessus de l’immense lac de retenue nous gagnerons le gîte du Toët.

Samedi 18 : après l’effort, le réconfort. Encore un départ matinal pour un autre but de randonnée exaltant : le restaurant le Pré Catin à Bonneval où nous déjeunerons. Cuisine de terroir et vins de Savoie concluront une dernière balade. Celle-ci nous permettra en outre de découvrir la Pierre des Saints, étrange pierre à cupules préhistorique, Bessans et les peintures préhistoriques du Rocher du Château. Sans oublier Bonneval, vieux village savoyard, intact, au pied des glaciers des sources de l’Arc : de quoi nous donner l’envie de revenir.

Cet itinéraire est susceptible d'être modifié, notamment en fonction des conditions météo. Plusieurs passages ne sont pas franchissables par mauvais temps et il est rare d’avoir une semaine entière sans une mauvaise journée. Un enneigement anormal peut aussi nous obliger à modifier notre itinéraire.

Quelques informations

à lire avant inscription

Niveau II : randonnée alpine Cette randonnée, en conditions normales, n’est pas particulièrement difficile. Cependant elle se déroule souvent hors sentier, ou sur des sentiers mal tracés, parfois en éboulis ou terrain rocailleux. Quelques pentes sont raides. Quelques passages sont délicats ou un peu vertigineux et nécessitent attention et sûreté. A la mi-août, l’itinéraire n’est normalement pas enneigé. Par enneigement exceptionnel, certains passages peuvent être délicats et exiger l’emploi du piolet, voire doivent être évités.

Niveau physique *** : randonneurs expérimentés et endurants, très bien entraînés. Certaines étapes sont longues, et les dénivelés sont sensiblement supérieurs à ceux de la plupart des randonnées en Ile-de-France. L’altitude souvent élevée doit être prise en considération. L’aptitude de chacun à progresser à allure soutenue en terrain accidenté est un élément important de la sécurité du groupe, notamment en cas de dégradation du temps car au cours de certaines parties de l’itinéraire il n’est pas possible de redescendre en vallée. En cas de doute, n’hésitez pas à tester votre forme. Pour les franciliens : circuit des 25 bosses aux Trois Pignons (par le J.A. Martin, balisage rouge) en 6 h, haltes comprises.

Etape

durée de marche*

montée

descente
Dimanche

6 h

1 200 m

400 m
Lundi

6 h

900 m

1 000 m
Mardi

7 h

900 m

1 100 m
Mercredi

8 h

1 300 m

1 100 m
Jeudi

7 h 30

1 100 m

1 100 m
Vendredi

8 h

1 100 m

1 200 m
Samedi

6 h 30

600 m

800 m

* Durée calculée sur la base de 300 à 350 m de dénivelée par heure en montée, 500 à 550 m en descente, et 4 km/h en terrain plat. Haltes non comprises.

Hébergement, restauration

Hébergement en refuges et gîte d'étape. Couvertures fournies, drap de lit ou "sac à viande" recommandé.

Petits déjeuners et dîners fournis par les gîtes. Déjeuners "tirés du sac". Des vivres de course seront fournis par le refuge du Petit-Mont-Cenis pour la journée de vendredi.

Pour cause de départs matinaux, les petits déjeuners risquent, au vif regret de l’organisateur, de ne pas comprendre rôties, jus de pamplemousse ou d’orange, œufs au bacon et café pur Arabica.

Climat

La Tarentaise et surtout la Haute Maurienne font partie des régions les mieux abritées des Alpes du nord. Le beau temps s’y rétablit relativement vite après une perturbation. Néanmoins des journées de mauvais temps sont toujours possibles, ainsi que des orages d’après-midi même par beau temps.

Le climat du versant piémontais est bien particulier. Par vent de nord ou de nord-ouest, il y fait très beau, avec une luminosité intense semblable à celle que le mistral apporte à nos Alpes du sud. Par contre, par vent d’est, de sud ou de sud-ouest ou même par temps calme, des nuages se forment dès le milieu de matinée, causant des brouillards tenaces et parfois des orages.

Nous serons en altitude et il faut en tenir compte : à 2500 ou 3000m, la neige à la mi-août n’a rien d’exceptionnel. Il convient donc de s’équiper en conséquence, avec des vêtements chauds, imperméables et coupe-vent. Lunettes de soleil et crème anti-UV ne sont pas moins nécessaires car le pourcentage d’heures ensoleillées sera bien supérieur à ce que nous connaissons en Ile-de-France.

Cartes

Didier-Richard de la Vanoise au 1/50000 (n°11) ; IGN au 1/25000 n°3534OT, 3633OT et 3634OT.

Equipement

Indispensable

[] chaussures de montagne à tige montante et semelles anti-dérapantes (type Vibram)

[] vêtement chaud (type veste polaire)

[] vêtement imperméable et coupe-vent (type anorak)

[] pantalon (short tout à fait déconseillé sur les névés éventuels)

[] chapeau

[] crème solaire

[] lunettes de soleil

[] gourdes ou bouteilles incassables pouvant contenir au moins 2 litres de liquide

[] sacs poubelle (le CAF protège l’environnement !)

[] couverture de survie (pas de panique : c’est prévu pour ne pas servir, ça pèse quelques grammes et ça coûte quelques francs)

[] deux bâtons de marche téléscopiques ou un piolet (celui-ci peut être nécessaire si l’enneigement est anormal, des informations vous seront fournies ; dans le doute, vous devrez en être munis)

[] gants

[] guêtres

[] sifflet (pour le cas de brouillard)

[] frontale ou lampe de poche

[] passeport ou carte d’identité

[] votre carte du CAF

Vivement recommandé

[] sacs plastique (pour emballer vos affaires en cas de grosse pluie)

[] petite pharmacie personnelle

[] sac à viande ou drap

[] cape de pluie (utile en cas d’orage, mais son port est dangereux en terrain accidenté : elle ne remplace donc pas l’anorak)

Et pourquoi pas

[] cartes IGN

[] boussole

[] altimètre

[] appareil photo, caméra, jumelles,…

[] et tout ce qui peut vous rendre la vie agréable en n’oubliant pas qu’au-delà de 8-10 kg le poids du sac deviendra insistant.

Inscription

Au plus tard le 28 juillet, au secrétariat du CAF Ile-de-France, 24, avenue de Laumière, 75019 Paris, avec versement d’un acompte de 1000 F. Référence : randonnée RE 17.

La participation aux frais comprend l’hébergement, les dîners et petits déjeuners, le déjeuner du samedi et la fourniture de vivre de course pour la journée de vendredi. Elle ne comprend pas les boissons et en-cas divers, le ravitaillement acheté sur place, l’accès à Moutiers, ni le retour depuis Bonneval. Elle ne comprend pas non plus d’éventuels frais de transport rendus nécessaires par un changement d’itinéraire en cas de mauvais temps.

Elle s'élèvera à environ 1 900 F.

Vous voulez en savoir plus ? Contactez l’animateur :

Michel GOLLAC

113, rue Cambronne

75015 Paris

Courriel : Michel.Gollac ( at ens.fr)